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C’est en 2017 que NN, un médecin de 61 ans qui n’avait cotisé à la sécurité sociale que pendant 15 ans, s’est retrouvé au chômage. Il travaillait pour la Sécurité sociale d’Esmeraldas, dans la réserve marine de Galera San Francisco, la première réserve marine d’Amérique du Sud. Ses tournées s’étendaient de la paroisse de Galera, au nord, à celle de San Francisco, au sud, toutes deux appartenant au canton de Muisne, dans le sud d’Esmeraldas. Il avait déjà travaillé dans la région en 1982, lors de sa formation en médecine rurale, juste après avoir obtenu son diplôme de l’Université centrale d’Équateur. Il était accompagné de sa femme, une jeune femme de 26 ans comme lui. Ils ont passé leur première année de mariage à Cabo San Francisco, alors que la ville était impraticable pendant les presque dix mois de la saison des pluies. Celle-ci durait de décembre à septembre, période marquée par l’arrivée du courant chaud d’El Niño ; les pluies ne cessaient qu’en octobre et novembre. Pendant ces 300 jours de pluies torrentielles et d'orages, la route reliant cette vieille ville, fondée par les Espagnols au XVIIe siècle et abritant toujours le premier phare d'Amérique du Sud, disparut. Le retour au travail dans la ville, 33 ans plus tard, fut un événement marquant, tant pour la ville que pour le médecin. La ville connaissait une véritable révolution, impulsée par le gouvernement de Rafael Correa, qui avait fait construire une route goudronnée en 2016. Ce projet comprenait des rues pavées, un système d'égouts, un réseau d'eau potable pour les foyers, l'électricité 24h/24, le téléphone, internet et la télévision par satellite. Tout est arrivé si soudainement que la ville et les habitants du sud de la province d'Esmeraldas furent sous le choc. Mais le 16 avril 2016, le pire séisme de l'histoire de la côte équatorienne frappa. L'épicentre se situait en mer, près de Pedernales, un canton en plein essor grâce à ses exportations et à sa production de crevettes, mais également plaque tournante du blanchiment d'argent de la drogue. Pendant un an, des répliques sismiques ont secoué toute la côte d'Esmeraldas, touchant même l'appartement que NN possédait dans l'immeuble Vargas Torres, en plein centre-ville, en face de la préfecture. NN a vécu dans la peur constante pendant un an, devant souvent bondir de son lit dans son appartement loué à Same ou quitter précipitamment les cliniques de Quingue et d'El Cabo San Francisco, où il travaillait de 8 h à 16 h. Son épouse est venue le rejoindre à plusieurs reprises ; elle aussi a éprouvé ces craintes. Les manifestations se sont poursuivies jusqu'en mars 2017, date du changement de gouvernement. Rafael Correa n'a pas brigué un nouveau mandat et a désigné Lenin Moreno comme candidat. Ce dernier l'a trahi une semaine après son investiture et a lancé une persécution des partisans de Correa, dont NN, qui a été licencié. Ce licenciement était illégal car les médecins et les enseignants qui avaient travaillé dans la zone sinistrée avaient droit au renouvellement automatique de leurs contrats. C’est pourquoi, à son retour à Quito, sa ville natale, il se rendit à la Sécurité sociale pour se plaindre de son licenciement brutal et découvrit que sa sœur, figure importante du parti de Correa, et le nouveau directeur de la Sécurité sociale, un traître passé du statut de ministre favori de Correa à celui de Lenin Moreno, étaient à l’origine de son renvoi. Pendant près de deux ans, il se rendit chaque semaine au ministère du Travail et au Conseil de la magistrature pour protester contre son licenciement, mais en 2019, la pandémie de Covid-19 éclata. Il comprit alors que c’était une chance de ne plus travailler à la Sécurité sociale des travailleurs ruraux ni dans les champs, car cette pandémie avait emporté 120 médecins et autant de dentistes. NN, médecin exposé au virus dans ces régions, souffrit de chikungunya, d’infections respiratoires, de paludisme et de dengue de 2011 à 2017, date à laquelle il quitta l’hôpital. Toutes ces maladies lui furent transmises par ses patients et les moustiques. Grâce à son licenciement, il a pu retourner vivre avec sa famille, qu'il ne voyait qu'une semaine par mois ou les week-ends depuis 2010, et auparavant, de 2008 à 2010, période durant laquelle il devait faire l'aller-retour entre Esmeraldas et Quito les vendredis soirs et les dimanches. Ce trajet de 1 000 km chaque week-end et les quelque 90 km de trajet quotidien entre Same et Cabo San Francisco ou Quigue ont mis sa santé à rude épreuve, aggravée par la mauvaise alimentation dans les villages où il travaillait. Se nourrir était un problème tel qu'il a même été hospitalisé après s'être étouffé avec un morceau de viande qui a failli lui coûter la vie. Il avait risqué sa vie pour sauver des vies et soigner des patients dans le sud d'Esmeraldas. Il pensait que ces années de sacrifices avaient été vaines. C’est en renonçant à exercer la médecine qu’il a sauvé sa vie et pu retourner vivre à Quito. Il y vivait confortablement avec sa famille grâce à ses investissements et obtint même la nationalité espagnole pour lui et ses filles, étant le petit-fils d’une Espagnole. Il subit également du racisme de la part de certains de ses collègues noirs à Esmeraldas, en raison de ses origines montagnardes, de sa peau blanche et de ses yeux verts.
IL MUSICISTA VENEZUELANO
NN nacque in Venezuela nel 1945 e studiò musica fin da giovane, specializzandosi in chitarra e cuatro venezuelano. Si trasferì poi a Miami, ...
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